samedi 30 juin 2012

Les aliénés de la 4e République

 

Université de Ouagadougou: L’ANEB impose sa loi au département de Lettres Modernes 

Les étudiants de la 1re année de Lettres Modernes ont effectué leur rentrée universitaire 2011-2012 le 4 juin dernier. Après un an de ‘’chômage technique’’ passé à la maison,  c’est avec enthousiasme qu’ils ont fait leur entrée sur le campus de Zogona. 

(photo Le messager d'Afrique)

 Mais très vite des problèmes se sont posés avec leurs ainés de l’ANEB (association nationale des étudiants burkinabè). Ces derniers n’entendaient pas voir les bacheliers de 2011 débuter les cours alors que l’année universitaire 2010-2011 court toujours. Ils ont ainsi demandé aux étudiants de la 1re année  de les laisser finir leur année. «Il est même préférable que les bacheliers de 2011 restent à la maison en attendant qu’on trouve une solution aux problèmes » aurait déclaré un responsable de l’ANEB au Ministre des enseignements secondaire et supérieur, le Pr. Moussa Ouattara, lors de son passage à l’Université le 22 mai dernier. Le délégué de la 1re année, Olivier Kam, n’a pas cautionnée cette façon de voir les choses. Pour lui, leurs ainés « sont responsables du retard occasionné dans l’UFR/LAC (ndlr : Unité de formation et de recherche en lettres, arts et communication) et en particulier le département de lettres modernes ». Ce que soutient par le délégué intérimaire de la 2e année, Aziz Diabaté. Selon lui, le retard vécu est « une constipation des cours due à l’ANEB ». Une allusion faite à la grève de cette association estudiantine qui a mis au pilori les cours durant trois mois dans l’UFR/LAC. « Au lieu de faire une grève de courte durée, ils ont fait jusqu’à trois (3) mois » s’insurge ainsi Olivier Kam. Selon ce dernier, il s’agit d’un groupuscule qui a subi les conséquences du retard. En effet, justifie-t-il, « dès la reprise des cours en février dernier, les enseignants ont mis la pression pour évacuer les cours. De fait, certains n’ont pas su s’y prendre ». N’étant donc pas situés sur leur sort, les frondeurs ne savent pas s’il faut suivre les cours en 1re ou en 2e année alors que les cours ont commencé dans les deux promotions. «Et si on compose un devoir des deux cotés quel sort sera-t-il réservé à ceux qui ne sont pas encore situé par rapport à leurs résultats » s’inquiètent-ils. Mais, après avoir passé un an à tourner les pouces à la maison, Kam et les siens ne veulent plus se laisser conter : « il n’est pas question de suspendre les cours tel que souhaité»... la suite

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